Les commerçants ont déjà commencé à brader les vêtements, bien avant les soldes d’été qui démarrent le 25 juin, en raison de sérieuses méventes liées à une météo peu clémente et à une conjoncture morose qui poussent le consommateur à retarder les achats de vêtements.
“Nos entreprises accusent le coup depuis quelques mois. Même la Fête des Pères (le 15 juin, NDLR), qui génère traditionnellement du chiffre d’affaires, n’a pas été terrible”, déplore Lucien Odier, président de la Fédération des enseignes de l’habillement, qui représente de grandes chaînes comme Zara, Celio ou Benetton.
Selon lui, les soldes devraient donc être intéressants pour les clients car les commerçants ont beaucoup de stock sur les bras.
Les soldes sont les seules périodes de l’année où les commerçants sont autorisés à revendre à perte, c’est-à-dire en dessous du prix auquel ils ont eux-mêmes acheté. Ils démarrent le 25 juin et prennent fin six semaines plus tard.
Le projet de loi de modernisation de l’économie (LME), examiné à l’Assemblée nationale ce mardi et au Sénat le 30 juin, autorise les commerçants à choisir librement deux semaines de soldes par an, en plus des deux périodes fixes nationales en été et en hiver, qui seront réduites de six à cinq semaines.
En attendant, les magasins ont déjà mis en place des promotions intéressantes.

La chaîne pour hommes Devred propose ainsi, jusqu’au 23 juin, un rabais de 80% sur le deuxième article acheté, Gap vend «trois articles pour le prix de deux», Pimkie fait d’ores et déjà des réductions de 50% sur une large gamme de vêtements et certaines boutiques d’indépendants à Paris promettent des baisses allant de 30% à 60%.
Ces promotions ajoutées aux soldes d’été ne devraient pas pour autant compenser les méventes, selon les spécialistes du secteur.
Source : leparisien.fr